Témoignage

Xavier Bourassa

Reconnaissance en tête

En juin 2017, un grave accident de véhicule tout-terrain m’a fracassé le crâne et m’a infligé des blessures très sérieuses, dont une permanente à l’œil. Après avoir subi une craniectomie pour être maintenu vivant (ouverture de la boîte crânienne afin de réduire la pression sur le cerveau), j’ai été plongé dans un coma artificiel pendant plusieurs jours.

Le 1er juillet, j’ai été transféré à l’Institut de réadaptation Gingras-Lindsay-de-Montréal (IRGLM) pour débuter un programme visant à me permettre de recommencer à bouger normalement. J’y ai passé deux mois entrecoupés d’autres séjours à l’hôpital causés par un vasospasme et un AVC.

« Les premiers moments ont été décourageants, car tout était difficile. »

Xavier - Fondation RÉA
Xavier - Fondation RÉA

Présence constante

L’incapacité à marcher me frustrait énormément. Il me fallait aussi retrouver ma masse corporelle, car j’avais perdu une cinquantaine de livres au fil des semaines.

Conséquence, des physiothérapeutes et des ergothérapeutes m’accompagnaient au quotidien, comme lorsque je montais des marches ou levais des poids pour regagner de la force. 

L’aide a toutefois été plus que physique. Ainsi, un travailleur social m’a soutenu dans l’acceptation de ma nouvelle condition. À ce sujet, alors que je travaillais auparavant dans le domaine muséal, j’ai dû me réorienter vers la charpenterie-menuiserie, secteur dans lequel j’ai obtenu un diplôme d’études professionnelles.

Résultats positifs tangibles

L’effort supplémentaire à fournir dans mes activités quotidiennes (lire, interagir, etc.) me causait une très grande fatigue cérébrale qui affectait le fonctionnement cognitif. Par exemple, en état de fatigue ou de stress, il m’était ardu de trouver les mots, organiser mes idées, répondre spontanément, raconter une histoire complexe.

Sans oublier les effets d’une fracture du crâne ayant affecté des nerfs responsables de la sensibilité et de la motricité du visage. Devant les difficultés à prononcer, je fournissais un effort musculaire pour compenser, ce qui causait un inconfort facial. Alors, je me sentais gêné et crispé, car je ne voulais pas que cela se remarque. Mon expression devenait laborieuse, puis j’avais de la difficulté à trouver les bons mots et à organiser mes idées.

À ce chapitre, l’aide inestimable d’une orthophoniste a eu un impact considérable sur ma capacité à communiquer avec fluidité, précision et spontanéité. Elle m’a procuré des manières de me sentir à l’aise en parlant, en lisant, en apprenant : recourir à un cahier de lecture pour faciliter la mémorisation, adopter des trucs de mémorisation, améliorer ma prononciation, diminuer mon inconfort facial quand je parle, etc.

Aujourd’hui, même si j’ai eu la chance de rester en vie, tout n’est pas tout rose. Les douleurs chroniques persistantes ont malheureusement un impact négatif sur ma vie quotidienne, mais j’ai su rebondir afin de me reconstruire une nouvelle vie. 

Des établissements à épauler

Je n’ai que des bons mots envers le personnel de ces établissements. D’ailleurs, j’ai participé ce printemps au Défi caritatif RÉA avec ma physiatre à l’IRGLM, Dre Dagher, afin de soutenir la Fondation RÉA. Vous aussi, vous pouvez contribuer à la mission de RÉA et ainsi permettre à des gens d’ici de retrouver leur qualité de vie… et leur sourire.

Signature Xavier

Xavier Bourassa, 39 ans, charpentier-menuisier

Xavier - Fondation REA
Xavier - Fondation RÉA