Témoignage

Clément Badra

J’ai regagné une autonomie et une qualité de vie

Il y a une quinzaine d’années, à l’adolescence, un accident m’a laissé paralysé, m’obligeant à me déplacer en fauteuil roulant.

Même si j’ai atteint une certaine autonomie au fil des ans, j’ai décidé, dix ans après cet événement, d’entamer une phase de réadaptation avec des objectifs précis.

Souhaitant quitter la résidence familiale, je désirais acquérir des techniques afin de réussir sans assistance des gestes du quotidien. J’avais précisément déterminé de quoi je voulais m’outiller pour la suite.

J’ai donc recouru à l’Institut de réadaptation Gingras-Lindsay-de-Montréal (IRGLM), où le programme a tenu compte de mon horaire de travail chargé. Ainsi, j’y ai résidé, mais j’ai partagé mon temps entre le boulot et la réadaptation. Cette souplesse m’a grandement aidé, car mon emploi se termine souvent tard, en fin de soirée.

Ouverture, compréhension, collaboration

Avec divers spécialistes (physiothérapie, ergothérapie…), j’ai amorcé des exercices visant à m’installer dans mon lit le soir, à adapter mes vêtements afin de pouvoir les enfiler et retirer, à rassembler tout le nécessaire pour attraper mes affaires pour produire un cathéter ainsi qu’à me préparer à manger.

L’équipe de l’IRGLM a été très ouverte et compréhensive. Ses membres ont bien saisi mes besoins et ils m’ont préparé un plan d’intervention en conséquence.

De fait, nous avons travaillé en collaboration, car je leur décrivais en détail des irritants que j’avais connus quand j’avais tenté de réaliser certains gestes. Donc, à ma façon, j’ai enrichi leurs connaissances par mes propres expériences.

Trois mois plus tard, mes objectifs d’autonomie étaient tous atteints sauf celui de me préparer des repas. La réadaptation n’est pas du tout en cause, c’est plutôt mon travail qui ne me laisse pas assez de temps pour cuisiner. Je vis néanmoins en autonomie avec deux colocataires et j’ai accompli avec succès plusieurs centaines de fois des actions quotidiennes qui posaient autrefois problème.

« Pouvoir désormais effectuer au quotidien des opérations banales pour la majorité des gens me procure une grande paix d’esprit et beaucoup de satisfaction. »

Clément Badra

Des petites victoires qui deviennent grandes

Soutenir l’IRGLM et la Fondation RÉA, c’est épauler une équipe experte et dévouée qui déploie le maximum pour aider des gens au début du processus de réadaptation ou d’autres, comme moi, qui désirent réussir certains gestes spécifiques de tous les jours.

Pouvoir désormais effectuer au quotidien des opérations banales pour la majorité des gens me procure une grande paix d’esprit et beaucoup de satisfaction. Je souhaitais réduire le plus possible ma dépendance, et l’IRGLM m’a donné l’élan et l’encadrement dont j’avais besoin.

Clément Badra, 29 ans