L’invitation d’Isabelle Boisvert

Laissez-moi vous raconter mon histoire. Mon conjoint et moi étions à moto sur la route 138 à Maskinongé. C’était le 24 juin 2015, alors que l’été débutait. Sur le chemin du retour, après s’être payés une bonne crème glacée, une voiture a dévié de sa voie… pour nous frapper de plein fouet. À très haute vitesse. J’ai fait un vol plané de 100 mètres. 100 mètres… pour aboutir dans le fossé. Michel, mon conjoint des 14 dernières années, est décédé des suites de ses blessures.

Tout est allé très vite. J’ai été admise à l’hôpital où le personnel a nettoyé mes plaies et a sauvé ma jambe droite. Puis, deux semaines plus tard, on a procédé à l’amputation de ma jambe gauche. En plus, j’ai subi, durant l’accident, un traumatisme cranio-cérébral et d’importantes fractures.

Ce sont les faits. Le diagnostic. Mais au-delà de celui-ci, il y a la douleur et la perte de tous mes repères – mon amoureux en tête de liste. J’étais endeuillée et gravement blessée. Je me suis sentie déracinée, incapable de penser à l’avenir.

Quand j’ai été admise à l’Institut de réadaptation Gingras-Lindsay-de-Montréal (IRGLM), sept semaines après l’accident, c’était trop. Le mot réadaptation me dépassait. C’était un obstacle impossible à franchir.

En fait, il n’y a pas de mot assez fort pour exprimer tout le travail acharné qui se cache derrière une réadaptation. C’est une longue aventure, pendant laquelle chaque petit apprentissage est un grand défi, une montagne à gravir. J’ai dû repartir à zéro et réapprendre chaque geste du quotidien, un à un. Des actions aussi simples que de m’habiller m’ont fait vivre des moments de découragement, de profondes colères, mais, au bout d’un moment, le tout s’est transformé en de petites victoires, gagnées une à une.

Ma réadaptation physique à l’IRGLM, ce fut avant tout une équipe de professionnels dévoués, dotée d’une expertise de pointe et d’un grand cœur, un accès privilégié aux meilleurs soins et à la meilleure technologie. C’est à ce moment que j’ai compris l’impact tangible et essentiel de la Fondation RÉA. Je ne souhaite à personne de devoir faire de la réadaptation. Cela dit, c’est rassurant de savoir que la Fondation RÉA est là pour financer des projets concrets qui améliorent directement le quotidien des gens en réadaptation. Elle humanise les soins. 

En cette période des fêtes, et parce que je suis bien placée pour témoigner de son impact, je fais appel à votre grande générosité de cœur pour donner votre appui à la Fondation RÉA. Son financement est crucial pour assurer l’avenir de la réadaptation. 

Mon histoire ressemble à celle de milliers d’individus qui doivent faire face à la réadaptation, à la suite d’un accident vasculaire cérébral, d’une blessure à la moelle épinière, d’une perte auditive, d’un trouble du langage ou d’une amputation. Grâce à votre précieux appui, ils auront accès à une technologie de pointe, à des soins personnalisés et aux meilleurs professionnels de la réadaptation. Donnez à la Fondation RÉA le pouvoir de ses ambitions. 

Votre don aura plus d’impact que vous ne le pensez. Vous permettrez aux personnes en situation de handicap de trouver un sens, de rester résilients et positifs face à l’avenir… même quand plus rien ne va comme tu le veux, ni aussi vite que tu le souhaites et même après avoir senti ton monde s’écrouler.

Pour affronter les défis de la réadaptation physique, nous devons être soutenus et entourés. Merci de soutenir la Fondation RÉA.

Isabelle Boisvert, patiente

P.-S. – Un don à la Fondation RÉA, c’est soutenir l’avenir de la réadaptation à l’Institut de réadaptation Gingras-Lindsay-de-Montréal, au Centre de réadaptation Lucie-Bruneau et à l’Institut Raymond-Dewar.

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