Imprimante 3D
Montant financé : 26 358 $
De nos jours, l’innovation technologique joue un rôle essentiel dans l’amélioration des soins en réadaptation, telle que dans la fabrication de prothèses. C’est pourquoi en 2024, la Fondation RÉA a financé l’acquisition d’une imprimante 3D Carbone Markforged (Mark Two), permettant au programme des aides techniques de l’Institut Gingras-Lindsay-de-Montréal de moderniser ses techniques de fabrication.
Réduction des coûts pour une meilleure accessibilité
La fabrication traditionnelle de prothèses est souvent onéreuse, avec des coûts pouvant dépasser 1 000 $. L’impression 3D permet toutefois de réduire considérablement le coût de certaines pièces ou éléments prothétiques, parfois à moins de 100 $, rendant ainsi ces dispositifs beaucoup plus accessibles.
« Certaines pièces très spécifiques sont peu produites en raison d’une faible demande, ce qui entraîne des prix élevés et des délais d’attente très longs. L’impression 3D nous permet de les concevoir à moindre coût, améliorant ainsi nettement la qualité de vie de nos patients, auparavant limités dans les solutions prothétiques disponibles. »
Félix Quentin Desrosiers, orthésiste-prothésiste à l’IRGLM
Des délais de fabrication réduits
Un autre avantage majeur de l’impression 3D est la rapidité de production. Les patients peuvent ainsi essayer leur prothèse plus rapidement, favorisant une meilleure adaptation.
« Les recherches montrent que plus un patient peut essayer une prothèse rapidement, plus son taux de succès en réadaptation est élevé. Ainsi, posséder notre propre imprimante 3D nous permet de réduire les intermédiaires et d’accélérer radicalement la production, permettant aux patients de commencer plus tôt leur entraînement prothétique. »
Félix Quentin Desrosiers, orthésiste-prothésiste à l’IRGLM

Des prothèses innovantes adaptées à des besoins spécifiques
L’impression 3D permet de créer des prothèses sur mesure, adaptées aux besoins individuels des patients. De nombreuses pièces prothétiques sont difficiles à obtenir sur le marché voir inexistantes en raison d’une demande plus faible. Grâce à cette technologie, il est désormais possible de proposer aux usagers de l’IRGLM des solutions personnalisées pour des activités professionnelles et de loisirs auparavant inaccessibles.
Parmi ces prothèses, on retrouve :
- Des prothèses de main partielle et de bout de doigts.
- Des modèles intégrant un aimant pour faciliter la prise d’objets métalliques.
- Des prothèses spécialisées pour la natation, le golf, le billard ou les jeux vidéo. Par exemple, une musicienne a pu reprendre la flûte traversière et donner des concerts grâce à une prothèse adaptée.
- Des dispositifs facilitant la reprise d’un emploi, comme une prothèse conçue spécialement pour une bouchère, lui permettant de retrouver son activité.


L’impression 3D permet également la conception de pièces plus petites, plus légères et mieux adaptées aux besoins des patients.
Avec plus de 850 heures d’impression réalisées, l’imprimante 3D de l’IRGLM permet désormais de produire des prothèses sur mesure en plus grand volume, dans des délais réduits et à moindre coût. Ce progrès technologique innovant aide à mieux répondre aux besoins spécifiques de patients auparavant moins bien desservis, sans pour autant remplacer les méthodes traditionnelles de fabrication.