Découvrez les six lauréats de notre programme de bourses 2024
Surmonter les défis pour atteindre ses rêves grâce aux bourses de la Fondation RÉA
Grâce à un total de 6000 $, les bourses attribuées cette année par la Fondation RÉA soutiendront six jeunes Québécois aux handicaps variés dans la poursuite de leurs études professionnelles, collégiales ou universitaires. Chacun d’eux recevra 1000 $ dans le cadre de la quatrième édition du Programme des bourses d’études RÉA.
Depuis le lancement de cette initiative en 2021, 39 bourses totalisant 97 500 $ ont aidé 32 personnes à concrétiser leurs rêves et à poursuivre des études dans des domaines tels que l’anthropologie, l’architecture, la médecine, le droit, l’éducation préscolaire, etc.
Donner une vraie chance à chacun
Selon l’Office des personnes handicapées du Québec, seulement 15,8 % des gens avec une incapacité détiennent un diplôme d’études collégiales contre 18,2 % chez ceux sans incapacité. De plus, 18,2 % des personnes avec une incapacité possèdent un diplôme universitaire comparativement à 25 % chez ceux sans incapacité. Enfin, toujours d’après l’Office des personnes handicapées du Québec, 54,7 % des Québécois de 15 à 64 ans avec une incapacité occupent un emploi contre 75,3 % de ceux sans incapacité.
Découvrez nos six boursiers et leurs parcours inspirants

Jérémy Deguire, 19 ans, technologie de l’architecture, Collège Montmorency (handicap : lésion médullaire traumatique thoracique complète)
Le 2 septembre 2023, Jérémy a été victime d’un grave accident de vélo qui l’a rendu paraplégique. Avant cet événement, il était sur le point de terminer ses études en charpenterie. Puisqu’il a dû se réorienter en raison de son handicap, il s’est lancé dans des études en architecture : « Peut-être que je ne peux plus construire des bâtiments, mais je peux en créer les plans. Et ça, ça me rend heureux. »

Camille Lalonde, 23 ans, anthropologie, Université de Montréal, boursière de la Fondation Groupe Forget (handicap : perte auditive et perte visuelle à la suite d’un AVC)
À 19 ans, Camille a subi un AVC, entraînant une déficience visuelle irréversible en plus de sa baisse d’audition préexistante. Malgré ces défis, elle poursuit un baccalauréat en anthropologie et envisage des études en sciences infirmières pour offrir des soins dans des zones défavorisées. « J’aimerais accompagner les autres dans leurs difficultés à mon tour. À sa façon, la fondation RÉA a su le faire aussi. »

Gabriel Parent, 19 ans, techniques juridiques, Collège Ahuntsic, boursier de la Fondation Groupe Forget (handicap : surdité importante et dyspraxie verbale)
Durant toute sa scolarité, Gabriel a dû faire face à de nombreux défis en raison d’une surdité importante, d’un trouble du langage avec dyspraxie verbale et du TDAH dont il est atteint. « Mon cheminement scolaire a été ardu, mais grâce à mon travail acharné et à ma persévérance, j’y suis arrivé », confie-t-il. Cet automne, Gabriel a entamé des études en techniques juridiques au Collège Ahuntsic.

Kim Plourde, 31 ans, droit, Université du Québec à Montréal (handicap : paralysie cérébrale avec diplégie spastique)
Actuellement en dernière année de baccalauréat en droit, Kim Plourde aspire à devenir une grande avocate. Son parcours est marqué par des défis liés à sa paralysie, mais cela n’a jamais freiné sa détermination. Engagée dans le droit autochtone et d’autres projets, elle se prépare à entrer à l’École du Barreau. « La bourse de la Fondation RÉA me permettra d’acheter une marchette adaptée et de couvrir mes frais de transport, allégeant ainsi considérablement mon quotidien », explique-t-elle.

William Renaud, 22 ans, technologie de l’architecture, Cégep de Lévis, boursier de la Fondation Groupe Forget (handicap : surdité)
Sourd de naissance, William éprouve des difficultés à apprendre et à comprendre au même rythme que ses camarades dans le cadre scolaire. La prise de notes pendant que le professeur parle est particulièrement complexe pour lui, car il doit faire de la lecture labiale. Malgré ces enjeux, il a terminé son secondaire et a commencé des études en technologie de l’architecture. « La bourse de la Fondation RÉA me permettra de me concentrer davantage sur mes études sans trop me soucier du manque d’argent », résume-t-il.

Antoni Salomone, 17 ans, sciences humaines et découverte du monde, Cégep de Lévis (handicap : paralysie cérébrale de naissance et hypotonie du tronc)
Depuis sa naissance, Antoni vit avec une quadriplégie spastique, ce qui rend chaque mouvement difficile. « Je me déplace en fauteuil roulant à l’école pour aller plus vite et en marchette à la maison », confie-t-il. Cela ne l’empêche pas de poursuivre ses passions pour l’histoire, la politique et la psychologie dans ses études, ainsi que de pratiquer le tennis en fauteuil roulant.
